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危机

 

La crise est partout : crise quotidienne, crise de foie ou crise de nerfs sont des expressions qui existent, même si elles ne correspondent pas toujours à un diagnostic médical précis ou existant. La crise, dans le langage familier, c’est la colère, la frustration.

 

Bien entendu, il y a la crise économique. Celle de 1929, LA crise qui permet aux économistes et politiciens d’évaluer les crises plus récentes (la bulle spéculative de l’internet et des start-ups, la crise asiatique,..) et puis la crise des subprimes et les excès des banques et des traders, qui ne finit pas de se prolonger par rebonds et dont on nous dit qu’elle annonce la fin de l’Europe, ce vieux continent, et l’apogée de la Chine et de l’Inde.

 

La crise est issue du mot latin «crisis » signifiant « phase grave d’une maladie ». Donc la crise, en Occident, est grave, c’est le point culminant d’une maladie, en gros et familièrement, c’est la phase où ça passe ou ça casse.

 

Et puis, on apprend que « crise » en chinois se dit « wei ji » (voir l’idéogramme en entête, et excusez pour les signes que mon clavier ne me permet pas d’afficher). Là, les managers, les consultants, (on peut le constater sur maints blogs ou sites mais j’ai aussi assisté à une formation sur les différences culturelles franco-chinoises, il y a quelques années, où je découvrais ce que le mot « crise » voulait dire en chinois), là donc les leaders économiques qui travaillent à l’international, peut-être avec la Chine ou Taiwan, nous apprennent que « wei ji » qui veut dire crise est en fait composé de deux caractères : wei = danger et ji = chance, occasion. Donc, la crise, en Chine, serait plutôt un danger porteur d'une occasion, d'une chance…

 

Nos grands penseurs nous révèlent alors, comme si le mot occidental « crise » était bien restrictif et pessimiste, que la crise, en chinois, recèle des opportunités, une chance à saisir, qu’il faut rebondir, que la crise le permet et même offre cette possibilité. Ils nous annoncent qu’il faut penser mondial et plus à l’échelle d’une région, d’un pays voire d’un continent. Certes la crise détruit des emplois, appauvrit les familles, mais ce qu’elle détruit en Europe ou en Amérique, elle le construit ailleurs, alors pourquoi se plaindre et ne pas profiter de la crise/chance pour rebondir ?

 

La crise, qu’elle soit occidentale ou chinoise, revêt toujours l’idée de danger pendant un temps donné où effectivement tout est possible. Mais la crise offre-t-elle autant d’opportunités à ceux qui la vivent, que ces décideurs le laissent penser ?

 

Marie-Laure Tena – 5 février 2011

 

 

 

 

 

 

Tag(s) : #actualités

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