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rio20.jpgLes journaux évoquent Rio+20, la Conférence sur le développement durable organisée par l’ONU du 20 au 22 juin, 20 ans après le Sommet de la Terre qui se déroula aussi à Rio, au Brésil, en 1992. RIO+20 est une conférence qui réunit la majorité des pays de la planète et à laquelle François Hollande s’est rendu. Malheureusement, il semble, d’après les commentateurs et les spécialistes, que cette nouvelle conférence aboutisse à peu de mises en pratiques et de décisions. Cette conférence sur le développement durable réunit les dirigeants de nombreux pays mais aussi des ONG (organisations non gouvernementales, associations) luttant pour la préservation de la planète et contre le changement climatique. Rio+20 se veut une conférence sur une éventuelle gouvernance mondiale de l’écologie avec des effets locaux.

kopewana.jpgDavi Kopenawa, né en 1956, est un chaman indien d’Amazonie, chef d’une tribu Yanomami, installée au nord du Brésil vers le Venezuela et comptant environ 16 000 personnes. Un chaman est un sorcier, un guérisseur. Davi Kopenawa s’est fait connaître dès les années 80 pour ses actions en faveur des Indiens et pour la protection de l’Amazonie. En 1988, il reçoit une récompense des Nations Unies pour son action militante. Davi Kopenawa a fait le tour d’Europe en 2009 pour sensibiliser la presse et les responsables politiques européens sur la déforestation en Amazonie (voir la carte ci-dessous) et sur la disparition de la culture et de la langue Yanomami. Dans un entretien, Davi Kopenawa déclarait que les indiens voyaient concrètement l’impact de la pollution sur les terres et sur leur santé. En 1992, le gouvernement brésilien avait chassé des milliers d’orpailleurs (chercheurs d’or) pour créer une réserve destinée aux Yanomami. amazonie.jpgDepuis, selon Davi Kopenawa, rien n’a été fait et les orpailleurs sont même revenus. Les entreprises minières, les exploitants de soja ont contribué au massacre de l’Amazonie et à la détérioration des conditions de vie des Indiens. En 2010, Davi Kopewana  a écrit un ouvrage « La chute du ciel », en collaboration avec un anthropologue, relatant sa vie, ses luttes et décrivant les dangers que court l’humanité dans son ignorance ou son indifférence face à l’arrivée d’une catastrophe écologique.

Aujourd’hui, Davi Kopenawa veut profiter de la conférence RIO+20 pour alerter l’opinion mondiale sur la disparition probable des Indiens Awa-Guaja dont le nombre s’élève à 450 ! Les bûcherons ont dévasté près de 30 % d’une des réserves des Awa-Guaja, tandis que les éleveurs brûlent les terres et investissent le territoire des Awa Guaja avec leurs troupeaux.

 

Marie-Laure Tena – 21 juin 2012

 

Sources : grain.org – LeFigaro.fr – Evene.fr

Tag(s) : #actualités

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