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Ecriture

 

 

Une tendance semble se dessiner dans les milieux universitaires et professionnels, une tendance en rupture complète avec l'enseignement scolaire, du primaire ou du secondaire. Je m'appuie, entre autres, sur plusieurs articles parus cet été dans différents journaux (La Croix, Le Monde, Le Point, etc), sur le projet Voltaire ainsi que sur mon expérience personnelle.

 

L'orthographe et la grammaire ne semblent plus être des matières enseignées à l'école, au collège ou au lycée, comme j'ai pu le constater, avec tristesse, dans mes échanges avec certains ados ou jeunes adultes, et comme l'écrit Le Monde dans son article du 21 août "Langues anciennes, cibles émouvantes": "Un bac français où a désormais cours la notion de "compréhension phonétique" de la copie, des professeurs de langues vivantes, de sciences, bloqués dans leur progression par les lacunes abyssales des élèves en français, des universités instituant un peu partout des modules de rattrapage accéléré en grammaire et en orthographe pour les jeunes bacheliers, des élèves incapables de trouver les mots, prisonniers de codes langagiers qui font peut-être les délices des scénaristes et des publicitaires mais s'avèrent assez discriminants dans les entretiens d'embauche.",.

 

Pour autant le monde professionnel, toujours exigeant en compétences et connaissances, en savoir-être aussi, exige enfin des connaissances basiques en français lors des recrutements.

 

Maîtriser sa langue maternelle, la langue du pays où l'on vit, la langue en usage me paraît être le B.A.BA de l'éducation et j'avoue ne pas comprendre ce qui se passe dans l'Education Nationale mais aussi dans les familles où l'on laisse les enfants à la dérive d'un langage raccourci, approximatif et appauvri (et je ne pense ni n'évoque les familles primo-immigrantes).

 

Avoir un capital financier, c'est bien, mais avoir un capital culturel et linguistique est aussi important. La preuve en est le projet Voltaire, projet qui consiste à créer un label de référence de maîtrise de la langue française. Ce projet est soutenu par diverses universités ou IUT.

 

Le journal La Croix, que j'ai déjà cité dans un précédent article le 4 juillet dernier, révèle que cette maîtrise, non pas d'une langue soutenue, châtiée, mais bien des fondamentaux, de cette langue française qui devrait être courante, cette maîtrise des bases va devenir un pré-requis incontournable de toute embauche.

 

Manier le langage SMS, le langage des quartiers, abuser des abréviations, des anglicismes, pourquoi pas, dans la mesure où l'on sait aussi s'exprimer dans un français courant correct. Savoir s'exprimer dans plusieurs registres, c'est avoir un capital sémantique riche. A l'inverse, ne parler que par raccourcis, ne pas maîtriser l'écrit courant, c'est avoir un capital pauvre qui devient un handicap pour la vie professionnelle.

 

Le projet Voltaire a le mérite de soulever le problème et de proposer une alternative. Cela dit, bien que je sois inscrite à ce projet, je trouve qu'il reste trop académique, peu adapté à ceux qui souhaiteraient s'améliorer en français. J'estime que le niveau proposé est déjà un peu élevé pour ceux qui ne maîtrisent ni le français courant ni le vocabulaire grammatical.

 

Pour être franche, il m'arrive de faire des fautes de grammaire et l'explication qu'en donne le système Voltaire reste hermétique pour moi. J'aurais apprécié une approche moins scolaire, moins académique, avec des explications grammaticales plus simples. Communiquer, c'est vouloir se faire comprendre. J'avoue ne pas savoir avec qui communique le projet Voltaire, si ce n'est avec des gens qui ont déjà un niveau correct de la langue et une bonne compréhension du lexique grammatical.

 

Nous voilà donc en France avec un niveau abaissé de français, pour des raisons qui me sont inconnues (politique, sociale ?) mais avec une exigence du monde professionnel qui va en s'accroîssant. Le projet Voltaire est une des solutions mises à la disposition des personnes qui souhaitent progresser dans la maîtrise du français.

 

Quant à moi, je pense qu'il faut faire feu de tout bois et profiter du projet Voltaire comme de toute autre possibilité. Ecrivain public, rédactrice Web, je vous offre mes services pour vous aider à progresser dans l'acquisition des fondamentaux de la langue française, quel que soit votre niveau et quel que soit votre âge.

 

Marie-Laure Tena - 24 août 2010

 

 

Tag(s) : #actualités

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