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Bonjour,

 

Je voudrais aborder les notions de mondialisation et de globalisation. Ces deux concepts ou idées recouvrent plusieurs définitions et points de vue. Je vous propose un résumé général sur la question.

 

La mondialisation est un processus qui a commencé il y a plusieurs siècles. Les échanges entre les continents dans l’Antiquité, la navigation autour du globe au XVe siècle, la découverte de nouvelles terres par les Occidentaux, la colonisation et l’industrialisation ainsi que certaines théories politiques internationalistes comme le marxisme, enfin les migrations au XIXe et XXe siècles vers l’Amérique, l’Australie ou encore le Maghreb contribuent à contracter les distances et à développer la mondialisation.

 

La mondialisation, telle que nous la connaissons aujourd’hui, correspond à des échanges internationaux, mondiaux donc mondialisés ainsi que des interdépendances ou des liens économiques, politiques, culturels, financiers bien sûr et environnementaux entre les pays. La mondialisation a un impact sur le monde occidental (Europe, Etats-Unis, Australie) mais aussi sur le monde africain, asiatique, océanique et sud-américain, autrement dit sur le monde en développement plus ou moins rapide.

 

La mondialisation est un mot qui apparaît dans les années 60 et désigne l’augmentation et la systématisation de l’internationalisation des échanges et mouvements de biens, de services, d’hommes et de femmes, de savoir-faire, de technologies à l’échelle de la planète. La mondialisation signifie que les liens entre les Etats, entre les organismes internationaux, entre les économies s’intensifient et dépendent les uns des autres, c’est l’interdépendance mondiale. La mondialisation révèle la grande diversité humaine, l'existence d'une multitude de cultures.

 

La mondialisation est portée par :

·         La banalisation des transports internationaux, la baisse de ces coûts

·         La banalisation des moyens de communication, téléphone, internet, etc.

·         Les flux financiers internationaux

·         Les échanges économiques qui dominent la politique ; la prédominance des multinationales sur les Etats-nations

·         L’émergence au cours du XXe siècle d’organisations internationales interétatiques telles que l’ONU, l’OMC (organisation mondiale du commerce), l’OMS (organisation mondiale de la santé), mais aussi d’associations ou d’ONG (organisations non gouvernementales) qui agissent à travers le monde dans des domaines très divers : les droits de l’homme, la défense des animaux et de la nature, etc.

 

La mondialisation, ce sont aussi les flux migratoires, volontaires ou non. Je citerai deux exemples : le tourisme et l’esclavage (sans compter bien sûr les flux migratoires pour raisons économiques ou politiques, véritable enjeu de société comme nous le voyons actuellement avec le flux de migrants venus du Maghreb en ébullition). Le tourisme, entre 1950 et 2000, aurait vu le nombre de touristes passer de 25 millions à 500 millions. L’esclavage a aussi bénéficié de la mondialisation et de l’ouverture de certaines frontières. Ainsi, si on évalue à plus de 12 millions les Africains déportés comme esclaves vers le Nouveau Monde sur quatre siècles, on compte aujourd’hui 40 millions d’enfants, hommes et femmes déportés en tant qu’esclaves depuis un peu plus de dix ans.

 

La mondialisation a eu un impact économique et culturel important sur les populations : américanisation culturelle, exportation du modèle occidental sur les valeurs, les comportements, mais aussi accroissement du chômage dû aux délocalisations des pays riches vers les pays à croissance forte comme la Chine ou l’Inde.

 

La mondialisation a fragilisé les repères culturels et nationaux occidentaux et a brouillé les lectures traditionnelles du monde. Les opposants à la mondialisation sont appelés les altermondialistes. Les altermondialistes recouvrent une grande diversité d'idées, d'idéologies.

 

La complexité et l’interdépendance sont les deux clés de cette mondialisation plus ou moins souhaitée. Cela dit, certains chercheurs ou universitaires estiment que la mondialisation ne concerne qu’une infime partie de la planète et que de nombreux peuples ou pays ne sont pas concernés. La mondialisation serait alors une certaine façon de voir le monde, une lecture particulière du fonctionnement du monde. Michel Foucault, philosophe et essayiste, et Gilles Lipovetsky, sociologue et philosophe, auraient évoqué l'hypermodernité pour définir notre époque marquée par la mondialisation (hypermodernité : concept élaboré par François Ascher. Phase d'hypernarcissisme fondée sur la gestion et la régulation ; exigence d'être au dessu du lot, hors du commun d'où un développement des dépressions. Epoque d'ultrarelativisme ou à l'opposé de positionnements radicaux voire sectaires, dans les deux cas cela correspond à l'abandon du sens critique puis de l'identité propre. Le profil de l'hypermoderne est un citadin, mobile, utilisateur des nouvelles technologies, qui se considère comme appartenant à plusieurs communautés, etc.)

 

La globalisation est la traduction anglophone du mot « globalization » pour dire « mondialisation ». Ainsi les deux mots existent en français, mondialisation et globalisation. La mondialisation porte sur de nombreux aspects que j’ai évoqués. La globalisation porterait davantage sur la mondialisation des flux financiers et sur l’uniformisation culturelle des peuples. C’est dans ce cadre que l’on parle de « globish » pour désigner la culture « global English, anglaise ».

 

Je n’ai fait que survoler le thème de la mondialisation et de la globalisation. J’espère cependant vous avoir proposé quelques repères.

 

Marie-Laure Tena – 16 avril 2011

 

  

Sources : sites internet, essais sur la mondialisation et la globalisation – notes géopolitiques Grenoble ESC - techno-sciences.net

 

             

 

 

Tag(s) : #culture générale

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