Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Les média reviennent en force sur l’affaire de Karachi mettant en cause des proches du Président de la République.

PAKISTANKarachi, ville côtière avec ses 9 millions d'habitants, est la plus grande ville du Pakistan, la capitale économique et financière, tandis que la ville d’Islamabad en est la capitale politique et administrative. Karachi a été le cadre d’un attentat en 2002 causant la mort de onze Français. Ces Français, employés de la DCN, Direction des Constructions Navales françaises, travaillaient à Karachi sur le sous-marin vendu par la France au Pakistan. Comme tous les matins, un bus vient les chercher à l’hôtel pour les emmener sur le chantier naval de Karachi. A ce moment-là, une voiture kamikaze colle au bus et le fait exploser, tuant 14 personnes dont 11 Français et faisant une douzaine de blessés.

A l’origine de ce contrat naval passé entre la France et le Pakistan, il y a eu un appel d’offres lancé par le Pakistan. La France, afin de décrocher le contrat, a mandaté une société intermédiaire pour représenter ses intérêts, faire du lobbying auprès des décideurs pakistanais et transmettre des commissions, alors légales. A la fin du processus de négociation commerciale entre les deux pays, le gouvernement français imposent la présence de deux autres intermédiaires, Messieurs Al Assi et Takkieddine (marchand d'armes), qui karachi.jpgtoucheront des commissions aux montants exorbitants et inhabituels (33 M€ dont 85 % versés dans la même année, selon le site du Monde.fr). Ces commissions auraient transité via une société écran du Luxembourg, dont la création aurait été autorisée par le Ministre du budget français de l’époque, Nicolas Sarkozy. Or, certains journalistes et certains juristes estiment que cet argent versés aux deux nouveaux intermédiaires était en réalité destiné à financer discrètement et de manière occulte, c’est-à-dire cachée et illégale, la campagne présidentielle d’Edouard Balladur en 1994/1995 et dont le porte-parole était aussi Nicolas Sarkozy. Ce flux d’argent appelé « rétro commissions » sont des commissions retournées ou rétrocédées à l’envoyeur ou à ses proches pour un financement opaque.

balladur.jpgEn 1995, Balladur perd l’élection présidentielle et Jacques Chirac devient le nouveau Président de la République française. Chirac fait faire une enquête sur ce type de commissions ou rétro commissions et demande l’arrêt du versement des commissions en question. En 2002, se produit l’attentat de Karachi que le juge anti-terroriste Jean-Louis Bruguière met sur le compte d’Al Qaïda. Mais la DCN, la Direction des Constructions Navales diligente une enquête privée qui oriente les pistes vers les commissions et vers un imbroglio politico-financier. Cette thèse sera reprise par le remplaçant du juge Bruguière, le magistrat Trévidic, et par le juge Van Ruymbeke qui a lancé une enquête sur le système des rétro-commissions. On suppose donc que l’attentat a été une réponse de certains intermédiaires pakistanais ou autres à la décision française de ne plus verser de commissions occultes, mais ceci reste à démontrer et à prouver.

Pour avoir le détail, vous pouvez vous reportez à l’animation audiovisuelle du Monde.fr.

Marie-Laure Tena – 22 septembre 2011

 

Sources : easyvoyage.com -  geopopulation.com – LeMonde.fr – verite-attentat-karachi.org

Tag(s) : #actualités
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :