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junkfood.jpgVous connaissez déjà, sans doute, la Junk food. C’est une expression anglophone pour désigner de la nourriture (food) de mauvaise qualité et trop grasse ou trop sucrée (junk = camelote, cochonnerie). C’est la malbouffe : une pizza accompagnée de chips et de coca, de bière, ou encore un hamburger au fast-food du coin à tous les repas. Avec en dessert, des glaces, des bonbons, des chocolats, etc. La Junk food n’est pas équilibrée et crée de la cellulite, même chez les plus minces. Sans compter les risques divers et variés (surpoids, cancers, hypertension, etc.). On peut avouer que, de temps à autre, un excès alimentaire de junk food, c’est agréable, mais c’est comme tout, il ne faut pas abuser. Bref.

frankenstein.jpgVous connaissez sans doute aussi Frankenstein, la créature monstrueuse et pathétique du roman éponyme (le titre du roman est le nom du héros) de Mary Shelley, auteur britannique du début du XIXème siècle. Frankenstein est un homme qui découvre qu’il peut recréer la vie à partir de morceaux humains prélevés sur des cadavres. Mais sa créature hideuse le terrifiera et Frankenstein abandonnera celle-ci. Après maintes aventures terribles, Frankenstein retrouve cette créature ou plutôt est retrouvée par elle, dans des circonstances parsemées de cadavres.

Venons-en maintenant au titre de mon article « Frankenfood ». Le mot « frankenfood » a vu le jour à la fin des années 90 quand la suprématie de la multinationale de l’agroalimentaire Monsanto donnait des inquiétudes aux écologistes, aux nutritionnistes et aux citoyens. Monsanto, à l’époque (qui a été racheté par Pharmacia & Upjohn en 1999) avait génétiquement modifié des aliments. Les militants écolo ont fait un parallèle entre l’arrogance, l’irresponsabilité de Frankenstein voulant recréer la vie sans penser aux conséquences, avec Monsanto voulant modifier le génome des fruits et légumes sans penser aux impacts environnementaux et sanitaires. Les aliments transgéniques, les OGM, ont été appelés « Frankenstein food » puis « frankenfood », autrement dit de l’alimentation recréée inconsidérément.

frankenfish.jpgDans un documentaire sur une chaîne câblée, on peut y voir, dans la ferme Aquabounty au Canada, des saumons, l’un sauvage d’un poids de 100g, l’autre du même âge, de la même variété mais modifié pesant 1 kg soit 10 fois plus, on parle alors de « frankenfish » (poisson Frankenstein). Selon les pouvoirs publics américains, en 2000, plus de 55 % des cultures de soja et 46 % des cultures du coton ont été ensemencées en OGM aux USA. Début 2010, les aubergines Monsanto, OGM, ont été interdites en Inde, sur tout le territoire. Ces aubergines, frankenfood, incorporaient de l’insecticide dans leur ADN. Les céréales OGM sont pour l’instant les seules à être réellement autorisées : riz en Chine, coton en Inde, etc. Et bien sûr aux USA.

Bon appétit !

Marie-Laure Tena – 20 août 2011

Sources : usinenouvelle.com – effetsdeterre.fr – Lesechos.fr archives 2001 – photo des saumons : aquabounty

Tag(s) : #culture générale

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