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Le livre

La boîte de Pandore, roman de 546 pages, hors annexes, paru en septembre 2018 chez Albin Michel, évoque, de nos jours, les péripéties d’un professeur d’histoire quand il est confronté à ses vies antérieures. A la fin du roman, le lecteur ou la lectrice trouvera des fiches destinées à noter ses propres expériences de réincarnations.

L’auteur

Bernard Werber s’est fait connaître au début des années 90 grâce à sa trilogie mettant en scène avec brio la vie de fourmis. Les thèmes de ces romans suivants portent régulièrement sur des thématiques fantastiques ou paranormales comme Les Thanatonautes (de Thanatos, la mort), L’Empire des Anges ou Le souffle des dieux. Les histoires de Bernard Werber s’appuient aussi bien sur des concepts spirituels ou des traditions religieuses que sur des faits historiques ou scientifiques.

Le contenu

René Toledano, professeur d’histoire dans un lycée, a, comme son père dans le passé, le souci de la vérité historique et n’hésite à proposer à ses élèves des ajustements de l’Histoire officielle. Un soir, emmené par une amie à un spectacle de magie et d’hypnose donné à la Boîte de Pandore, René Toledano est désigné comme cobaye par l’intervenante nommée Opale, et, devant la salle entière, régresse dans une vie antérieure, celle d’un soldat français de la guerre de 14-18. Effrayé, il quitte la salle en courant et, le soir-même, commence à voir sa vie être bouleversée. Perturbé par l’impression de véracité de ce qu’il a vécu, le héros remet en question, davantage que par le passé, certaines certitudes historiques. Il tient à jour un journal qu’il espère le plus scientifique possible et rappelle quelques éléments au fondement de notre culture. Malheureusement pour lui, ses affirmations clamées un peu partout mais non étayées l’amènent à être interné, libéré, délivré, soutenu par la charmante Opale et poursuivi de France en Egypte, tout en visitant ses vies antérieures dont il retient certains atouts et corrections historiques.

A la fin, Toledano est rejoint dans sa quête de véracité historique par son amie professeur et d’autres dont Opale, celle qui l’a initié au processus d’accès aux vies antérieures.

Mon avis

Admirative du style de Bernard Werber dans la trilogies des fourmis, un conteur qui ne se prend pas pour un intello guindé, de ses histoires étonnantes et faciles à lire, toujours porteuses de savoirs, je reconnais avoir été déçue par les Thanatonautes (sorte de syncrétisme et de fourre-tout un peu facile), et par son avant-dernier ouvrage Demain les chats que je n’ai pas terminé.

La boîte de Pandore serait un roman encore plus divertissant sur la réincarnation (à ne pas confondre avec la résurrection) si le héros avait un peu plus de bon sens dans ses agissements et ses bravades. Il m’a vite fatiguée à clamer sa ou la vérité historique sans preuves aucunes, comptant sans doute sur sa personne et ses qualifications. J’ai eu l’impression d’avoir affaire à un adolescent qui, venant de découvrir ce que les adultes connaissent, se met à parler haut et fort de sa découverte. Là, le pire advient car le héros évoque ce qui n’est pas rationnel ou palpable mais expérientiel, et cette obsession de convaincre paraît incompatible avec un adulte qui prône la vérité scientifique, surtout dans un pays comme la France qui se veut (sans doute abusivement) cartésienne. Par sa suffisance, « je dis, donc c’est vrai », il est malmené par son entourage et les institutions. Tout le reste est bien construit, riches d’informations conceptuelles et historiques. C’est un roman à lire si on n’est pas, comme moi, irrité par certains comportements du héros, malgré une résilience portée par ses vies antérieures.

 

Marie-Laure Tena – 08 décembre 2018

Tag(s) : #BernardWerber, #LaBoîteDePandore, #roman, #lecture, #réincarnation, #VieAntérieure

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