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Un mystère, par définition, défie la raison et la rationalité. Un mystère est quelque chose de caché,  d’incompréhensible et d’incroyable, au sens propre. Le mystère relève du surnaturel, du mystique, de l’inaccessible. C’est le mystère de la vie sur terre, le mystère du big bang non encore résolu, sur le plan littéraire on citera « Les mystères de Paris » d’Eugène Sue, ou « Le mystère de la chambre jaune» de Gaston Leroux. Le mystère est un arcane, une énigme, un voile ou encore une révélation composée de symboles. A l’origine, le mot « mystère » est issu du latin « misterium » qui désignait des cérémonies en l’honneur d’un dieu ou d’une déesse tels que Dionysos, Mithra ou Osiris, réservées aux initiés, aux prosélytes, aux « affranchis », aux mystes. Plus prosaïquement, dans les familles ou dans des groupes, un mystère est tu, caché, entouré de silence. A l’inverse, ne pas en faire mystère, c’est ne pas cacher ou ne pas taire une information, un fait.

A partir du Xème siècle, dans la chrétienté, on voit apparaître un nouveau genre de théâtre populaire qui se perfectionne au XVème siècle : les mystères.  Y sont traitées l'Annonciation, la mort et la résurrection du Christ (la Passion), les miracles réalisés par les Apôtres, les actes des Rois mages ou des martyrs. Peu à peu, les traditions, les légendes et le surnaturel puis les hauts-faits historiques investissent les mystères donnés sur les parvis puis sur les places des marchés.

L’heure du mystère (le crépuscule) ne va pas tarder, avec ses ombres irréelles et indéfinissables. Je vous laisse rêver aux mystères célestes, aux énigmes ésotériques et aux rébus profanes.

Marie-Laure Tena – 19 décembre 2018

 

Tag(s) : #culture générale, #mystère

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